Simulation de sécurité d'un lieu de rassemblement

Combien de personnes peut-on réellement accueillir dans un lieu de rassemblement ? La réponse ne dépend pas que de la surface : elle relève d'une logique sécuritaire qui prend en compte la densité, les issues de secours et le temps d'évacuation. Cet article alterne entre explications et modules interactifs pour vous permettre de simuler ces contraintes.

⚠️ Avertissement : je suis développeur web, pas spécialiste de la sécurité des établissements ou événements recevant du public. Cette simulation est une illustration informative et ludique ; elle ne constitue en aucun cas un outil d'audit de sécurité. Pour vous assurer du respect des normes en vigueur, consultez un professionnel qualifié.

1. Densité d'occupation

La logique sécuritaire impose des seuils de densité selon le type de salle. En configuration debout, on admet généralement 3 personnes / m² en zone libre, contre 1 personne / 0,50 m linéaire en places assises. Au‑delà, le risque de bousculade et de compression augmente dangereusement.

Pour se donner une idée concrète :

🎛️ Module 1 — Calculateur de capacité

Entrez la surface de votre salle et choisissez une configuration pour voir le résultat et une visualisation de la densité.

2. Simulation d'évacuation

Les données du Module 1 (dimensions de la salle, positions des personnes) servent de point de départ. Définissez les sorties de secours avec leurs largeurs respectives. Chaque personne se dirige vers la sortie la plus proche à la vitesse libre que vous définissez (par défaut 1 m/s).

Comment la simulation reproduit le ralentissement dû à la densité ? À chaque pas de temps, la simulation mesure la densité locale autour de chaque personne : elle compte le nombre de voisins dans un rayon de 1,5 m et divise par la surface du disque (π × 1,5² ≈ 7 m²) pour obtenir une densité en pers./m². Cette densité locale est ensuite injectée dans une fonction de réduction linéaire :

vitesse = vitesse_libre × max(0  ;  1 − densité_locale / 6)

Concrètement, avec une vitesse libre de 1 m/s :

En complément, les collisions physiques entre personnes sont résolues à chaque image : lorsque deux cercles (diamètre 0,50 m) se chevauchent, ils sont repoussés l'un de l'autre, et ce déplacement de répulsion est lui-même plafonné à la vitesse autorisée par la densité locale. Enfin, dans une zone de 3 m avant chaque porte, la vitesse est encore réduite pour ne pas dépasser le débit maximal de l'ouverture (paramètre pers/min/m). C'est l'effet combiné de ces trois mécanismes — réduction de vitesse par la densité, résolution de collisions et limitation du flux aux portes — qui fait que le débit réel est bien inférieur au débit théorique et que des goulets d'étranglement apparaissent naturellement devant les sorties.

Le débit de passage de chaque porte est limité : on exprime cette capacité en personnes par minute par mètre de largeur d'ouverture (pers/min/m). La valeur normative est d'environ 60 pers/min/m ; en conditions optimales on peut observer 80 à 120. Par exemple, une porte de 1,80 m réglée à 80 pers/min/m laisse passer au maximum 144 personnes par minute. Les collisions entre individus créent naturellement les goulets d'étranglement et les files d'attente aux issues.

D'où vient le chiffre de 60 ? Une personne occupe environ 0,50 m de largeur (zone de confort, épaules). Dans un mètre de largeur de porte, on peut donc faire passer 2 files de personnes côte à côte (1 m ÷ 0,50 m). À une vitesse de marche de 1 m/s, chaque personne met environ 0,50 s pour parcourir sa propre longueur et libérer la place à la suivante (0,50 m ÷ 1 m/s). Chaque file laisse donc passer 2 personnes par seconde (1 ÷ 0,50 s), soit 120 par minute. Avec 2 files dans un mètre : 2 × 120 = 240 pers/min/m en théorie pure. En pratique, l'hésitation, les changements de direction et la densité en amont réduisent ce débit d'un facteur 3 à 4, ce qui donne la fourchette réaliste de 60 à 80 pers/min/m retenue par les normes de sécurité.

Ces valeurs supposent un cheminement horizontal et dégagé. En situation réelle, le parcours d'évacuation comporte souvent des pentes, des escaliers, des rétrécissements, des changements de direction ou d'autres obstacles (portes coupe‑feu, tourniquets, mobilier…). Chacun de ces éléments réduit encore le débit effectif.

En résumé, le débit de 60 pers/min/m est un maximum en conditions idéales. Dès qu'un chemin d'évacuation comporte des obstacles ou un dénivelé, il faut appliquer des coefficients de réduction pour obtenir un temps d'évacuation réaliste.

🚪 Module 2 — Simulation d'évacuation

Les personnes et la salle sont reprises du Module 1. Placez les sorties et lancez la simulation.

3. Pistes d'amélioration

La simulation actuelle reste simplifiée : chaque personne se dirige en ligne droite vers la sortie la plus proche. En réalité, le comportement humain en situation d'urgence est bien plus complexe. Voici quelques idées qui pourraient enrichir le modèle.

Merci d'avoir pris le temps de lire cet article jusqu'au bout et d'avoir expérimenté les simulations interactives. Si vous avez des suggestions d'amélioration ou des questions, n'hésitez pas à me contacter.